Adieu

Adieu
À quoi bon un journal intime exposé à l'univers.. si ce n'est de lui exprimer ma haine envers lui!

Enfin.. Un peu de pudeur sentimentale ne me fera pas de mal...

Mes premiers articles datent de la fin de ma première année de secondaire.. Je termines ma cinquième.

Merci...
À ceux qui ont visité ces pages...
Qui ont peut-être eu le courage de lire ce que j'écrivais, même quand c'était trop long...
Ceux qui ont juste regardé les photos aussi.
Ceux qui ont laissé quelques commentaires...
Merci à vous qui m'avez laissé des messages haineux.. - question de prouver ma supériorité! -
Merci à ceux autres qui apparaissent tout au long de mes 875 articles... ( qu'ils soient nommés ou pas)...

Ainsi soit-il!

# Posted on Saturday, 14 June 2008 at 1:02 AM

Edited on Sunday, 15 June 2008 at 10:23 AM

45 jours.. Si on se souvient... C'est drôle comme jeu. Non?

Jour 0







JOUR:
23...
Départ pour OKA! Hou-pi-doo!

Vide VS Absence


24. École.. terminée... très officiellement... ( mais pas encore, très très officiellement)

25.
Je descend dans la rue.. Je ne vois rien, je n'entends rien... Je remue les lèvres silencieusement... Et ma tête bourdonne!
Dans mon silence, je m'entends crier!

L'air est lourd, la musique me prend à la gorges!

J'ai envie de ne plus être.. Plus qu'une chanson.. qu'on met sur pause, qu'on tait, qu'on comprend comme on veut.
Envie de musique.. De faire de la route...

Envie de me taire.

Mais mes lèvres remues..


Happiness is a warm gun
Happiness is a warm gun
When I hold you in my arms
And I feel my finger on your trigger
I know no one can do me no harm
Because happiness is a warm gun
Yes it is





26.
Vérité...
Vérité.
Vérité!
Vérité??
Vérité!!
Vérité?
VÉ RI TÉ
vérité..
Véri quoi..
Véri, versa..
Vers quoi?
Je sais pas
Connais pas.



27.

28..à quoi bon un homme comparé à une animal de compagnie? L'animal est OBLIGÉ de nous aimer, tant qu'on le nourrit!

29.

30.

31.

Question du jour! ( bon.. le jour étant arrivé il y a 45 minutes...!)
C'est quoi faire partie de la vie de quelqu'un?
Exister, figurer, un passage, deux trois mots, quelqu'un qui fait partie de notre vie, c'est quelqu'un à qui on pense sans raison, pour qui on s'inquiètent?
Juste ça? Quoi de plus.

C'est quoi?


32.( Vous avez peur? De mourir ou.. de ne pas vivre? )

33.

34.
Ça vous arrive sans doute de vous sentir petit, faible.. ridicule face au reste..?


pRESQUE mINUIIT

35.


36.

4 filles et un.. spa!
Elles étaient.. 4!...

On s'habillent en médiéval! Yah!


37.( pas la peine d'être terrifiée, suis plus courageuse que ça..)

38. - Dis que tu m'aimes... et j'irai dormir.. et pour te plaire davantages, je me réveillerai plus-

À la grande.. voire immense demande de mes fans.. -caroline-... étant donné que mon sort importe.

À l'interrogation.. Moi et ce que ça vaut... Je n'ai trouvé qu'une réponse. 45 jours.
Ce jeu, tout le monde l'a oublié? Défi plutôt...
Vaincre le temps, la force de la vie et contrôler ses plus grands virages.
Seulement, la dernière fois - au début de l'année- que j'ai tenté l' "expérience".. le bonheur m'a eu de court et j'ai abandonné... car soutenons-le, il ne faut pas être heureux... ou saint d'esprit pour mener à terme ce projet.

J'ai les doigts crispés par le froid, lourds, je me sens faible... Mon coeur au fond de ma poitrine suinte et se fond lentement dans mon corps complet... Le désir de vivre disparait... Coule jusqu'au creux de moi-même.. il se confond dans ce qui lui permet de vivre.

45 jours pour établir le gagnant.
Le désir de vivre
Ou
Ce qui lui permet de vivre
( ce même désir)

45 jours pour faire le tour du monde.
Mais je n'ai pas d'argent.
45 jours pour établir ce que je suis et ce que ça vaut.
C'est pas beaucoup.. il en reste à peine 38.
Donc, 38 jours pour mourir... à plus ou moins grande échelle..

Car, grandes âme généreuses et bêtes que vous êtes... Ce n'est pas le secours des bons soignants qui me veulent du bien que j'attends.

Attendre.

Je sais pas bien ce que la vie me promet de plus - oh oh oh! Je l'ai pensé avant Murdoch.. faut avouer que le sujet était pas des plus originaux.. excellent quand même!-

Mes souvenirs, espoirs, mon passé, mes rêves. Moi. Je suis un vieux violon brisé, je dors dans une boite qu'on ouvre plus, je ne joue plus, je suis décorée.. Décorative même! ( ça, c'est compris depuis un bon moment! vivre.. c'est être figurant dans l'existence des autres. )

Le problème avec le fondement de mon existence. C'est que j'ai des valeurs.
Que je vis pour et par elles.. Et en y croyant trop, elles ne peuvent qu'être mise à l'épreuve.
Se briser, nous détruire, changer.

Le temps. Attendre.
S'il me promet mieux, qu'il me le fasses savoir.

Le décompte est lancé.
Mais vous savez... EUX.. ils n'en parlent pas. Ils le font.

J'ai toujours trop parlé.
Trop écrit.

Parce que ça fait partie de moi ( et des valeurs brisées)

En découvrant la poésie, l'écriture par le fait même, je découvrais qu'il est plus facile de traiter du malheur que de son intouchable et inverse confrère... Qu'il est plus accessible.

Facile.

Je m'offre 45 jours de facilité..

L'auteur en moi est née avec un fusil sur la tempe.
Alors. Je passe le temps ( pour ne pas l'envoyer promener) en transgressant mes valeurs, mes idéologies.

Mais.. il n'y a de mal qui ne me fasse de bien.

C'est en cherchant, en forçant que j'ai fait éclater ce que j'avais.
J'avais le présent.

38 jours. C'est pas beaucoup. Des fois trop.

P.S.
Question lettre de suicide, je ferai mieux.
Pitié ne pas avoir pitié.
Je vous en supplie..ne pas comprendre.




Les vestiges du bonheur qu'elle porte sous sa peau...

J'ai de nouveau un ordinateur!

39...


40.
Voilà, voilà... Tant qu'à explorer le cerveau humain, je commence par le mien.
J'ai découvert.. du moins officialiser la connaissance du fait que.. Quand j'ai rien à faire, que je suis dans la lune ou autre, je fais des monologues dans ma tête...
C'est pas génial comme découverte
Mais, à la base, la pensée ne se destine-t-elle pas à quelqu'un ( sous la forme de prière ou autre?)
Ou n'est-ce pas supposé ressembler à une énumération vague..
C'est supposé être pour soi-même. Pas pour un public? Non.
Ceux qui entendent mes pensées sont néanmoins gâtés, on pourrait en apprendre beaucoup!
(Pas une façon de vanter un talent quelconque. Seulement, ça va étrangement du plus mielleux, doucereux, quétaine... à une vulgarité intéressante! à un discours suicidaire... À une promesse de fusillade scolaire... aux plus grandes et fortes.. et faibles, et inutiles.. déclarations! )

Bon. c'est tout.
40? c'est beaucoup encore... J'ai vu moins.


Ces mots je ne les ai pas.
Ceux qui s'excusent, qui pardonnent, qui plaisent.
Ces mots à entendre de moi. Je ne les ai pas.
Ceux que je voudrais avoir.
Ceux qui jouent si bien à l'existence.
Ces mots je ne les ai pas.
Ceux qui évoquent hier sans faiblir.
Ceux qui parlent de demain sans se tromper.
Ceux qui n'ont plus d'attentes, d'espoirs.
Je ne les ai pas. Ne les aurai jamais.
Ces mots pour plaire,
Ce sont des mensonges...
Et ils ne plaisent toujours pas...

Tu veux jouer?.. 40.


41.

MINUIT!
42.
La beauté? Elle n'a de place dans les yeux du monde..
Elle se cherche un seul regard pour exister...
La beauté? Elle n'existe pas.
Plus.

Décidement, ça n'intéresse que moi.. tant pis..! Je vous emmerde.
Allons travailler! ( Hourra!)


Presque minuit
43.
Assoiffée de vie!

Doux réveil brutal dans ma froide solitude!


44.
23.19 : Lecture de "Avard chronique" débutée.. Voilà, le bonheur! Ah! Ça.. ça fait du bien..

19.40 Wikipédia - Désolé M. Galarneau!- : "Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, l'inquiétude et le trouble sont absents."


45.
À quoi bon être soi? Par soi, pour soi?
Être moi pour moi.

# Posted on Wednesday, 21 May 2008 at 7:58 AM

Edited on Friday, 13 June 2008 at 12:35 AM

-Je fige le temps.. et je dors.-...


Prisonnière d'un enfer peint de blanc. La soumise guettait la porte entrouverte, depuis quelques minutes, la solitude écrasante à laquelle elle obéissait depuis sa venue lui permettait cette fois la fuite! Encore aurait-il fallu que la chaîne qui lui pendait à la cheville se laisse briser. Parcourant des yeux d'abord sa chaire écorchée des tortures, son corps en entier déjà si habituer à la douleur... Elle ferma les yeux, son esprit était sobre et épuisé, affamé de liberté, tout aussi prêt à la cruauté qu'elle allait s'imposer.
Le soumise sentit bien entendu la forte tension sur sa peau alors que sa cheville se tordait misérablement contre le métal suintant. Elle tira plus fort, allongeant sa jambe, d'un coup elle la tira contre la poitrine, sa jambe ne se plia qu'au tiers de sa capacité. Alors elle étira un bras, puis l'autre, enfonça ses ongles dans la terre sèche, et avec un nouvel élan tira vers le haut de son corps. Elle sentit un os se disloquer dans le haut de sa hanche et plusieurs filets de sang jaillirent du bracelet glacial qui encerclait comme une menotte le haut de son pied. Un cri souffrant s'arracha à sa voix. Elle recommença la man½uvre, mais songea qu'elle céderait avant la chaîne. Des larmes coulaient sur ses joues, avec le peu de force qu'il lui restait elle baissa les yeux sur la flaque rouge qui s'étendait de plus en plus. La tête lui tournait, la soumise voulu combattre l'étourdissement, mais l'effort semblait infaisable.
Puis un homme entra, le son de la porte se refermant lui claqua à l'oreille. Envahie de la chaleur ambiante, dans le mal qui était encré en elle, la soumise vit l'espoir engloutie dans la noirceur de son âme.
L'homme la prit par les poignets et la serra contre le mur, il l'avait soulevé avec facilité, comme s'il avait ramassé le corps seul de la pauvre fille. Ses yeux s'ouvrirent alors qu'il la tenait à la gorges. Mis à part le soupir aigu et piteux de la soumise, plus un bruit ne vint déranger l'espace réduit et lugubre.
L'homme plongea un regard ténébreux et puissant en elle qui, dans l'état nébuleux où elle se trouvait, ne put que sentir le souffle sec sur son visage, n'entendit plus que les gémissements satisfaits et puériles de l'être qui la tenait captive.
Elle ne pleurait plus, mais ce n'est sans doute pas pour cette raison qu'il comprit qu'elle était morte...
-Je fige le temps.. et je dors.-...
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# Posted on Monday, 19 May 2008 at 11:22 AM

"... et peu m'importe de souffrir, si c'est pour goûter vos sourires..."

"... et peu m'importe de souffrir, si c'est pour goûter vos sourires..."
C'est un frôlement où une main aveugle se fond en excuse.

Le regard que pose le souvenir sur la beauté du présent, peu lui importe de quel ½il il le voit.

Le regard qui ne veut rien dire.

La parole qui ne peut rien dire.

La parole en l'air qui parle sans réfléchir.

C' est un frôlement où une main incertaine se retire silencieusement.

La pensée qui s'agrippe et qui glisse vers le sol.

La pensée qui ne veut rien de plus que sa propre existence.

L'existence du moment, peu importe son désir.

L'existence du désir, peu importe de quel ½il il le voit!

C'est un frôlement où une main muette se referme.

Et le moment s'achève,
L'½il se détourne...

Et je m'endors contre un corps sans existence.
Peu importe mon désir.

Ma pensée, qui ne veut rien dire.

Mon souvenir qui se confond en excuse.

C'est une main qui frôle un sourire, main sans espoir qui se referme sur sa mémoire.

Ma mémoire sans existence, qui ne veut rien dire, qui ne peut rien dire, qui arrête de réfléchir.

C'est mon c½ur qui frôle le rêve.

Un rêve qui s'achève.

Peu importe.
Le temps qui passe, qui revient et se retire, qui se fracasse contre mes tempes.

C'est mon c½ur qui demande une trêve.

Peu m'importe.
Tout.. et le reste.

Je suis un souvenir qui flotte, qui parfois me frôle l'âme...
Un souvenir sans consistance.

Un rêve qui m'étreint, qui me prend dans ses bras.

Peu importe!

Ce qui ne s'y cache pas...

Peu importe que ça ne veuille rien dire.

Ça ne voudra plus jamais rien dire..

Et je m'endors contre un corps sans existence.
Et je disparais à mon tour...
Et je vis sans existence.

D'un souvenir qui rêve.
D'un c½ur qui invite à rêver.

Une fois encore, qui veut aimer.

Une fois encore.

Un soir, une nuit, une éternité.

Encore.

Peu importe.

Et j'aime.

Mais mon c½ur se relève.

Peu importe sa survie s'il se veut en plein sommeil!

Mais mon c½ur s'en fout.

Il veille sans rêve.

C'est un frôlement du c½ur au corps.
Et ça ne veut plus rien dire.

# Posted on Monday, 19 May 2008 at 11:13 AM

Comment est-ce possible d'écrire ces choses à 12 ans.. Comment ont-ils fait.. pour tuer une enfant?

"S'il faut mourir
Pour ne plus souffrir,
Alors aujourd'hui...
Je ne suis pas morte, mais engourdi. "
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# Posted on Sunday, 18 May 2008 at 11:36 AM

Edited on Monday, 19 May 2008 at 10:51 AM